02.03.2006
Re la suite
Cette œuvre a réussi à passionner beaucoup de japonais et à coup sûr passionnera nombre d'entre vous, pourtant… il n'y a rien de bien original là dedans. A mi chemin entre I''s (pour les quiproquos et le côté "pervers" de l'œuvre) et Maison Ikkoku (à cause des pensionnaires incontrôlables et de la mise en avant du quotidien), Love Hina ne révolutionne absolument pas le genre. Après la lecture des premiers volumes, on a l'impression de se retrouver dans l'adaptation manga d'un digital comics de la Dreamcast (les digital comics sont aussi connus sous le sobriquet de "jeu de drague"). Les filles ont un caractère bien spécifique que, vous pouvez en être sûr, vous retrouverez dans n'importe quel jeu de ce genre : l'héroïne caractérielle, la jeune timide, l'allumeuse excentrique, la fofolle, et la fille plus froide qu'une porte de frigo. Keitaro va donc tout faire pour, comme dans un jeu de drague, se faire aimer de toutes ces jolies filles. Une multitude de chapitres est d'ailleurs présent uniquement pour resserrer les liens entre le héros et les pensionnaires. Et finalement, on s'attache à tout ce beau monde. Le quotidien de toute cette petite famille est très attrayant. Il faut dire que l'intérêt est d'autant plus grand pour nous, pauvres occidentaux, car nous sommes plongés dans une vie typiquement japonaise. Nous pourrons ainsi découvrir les habitudes nippones lors de la fête de Noël, mieux comprendre les subtilités de la saint Valentin ou du White Day, baver devant les planches où nos héros font du o-hanami, et jouer les touristes dans les vieux quartiers de Kyoto.Mais tout ceci n'est pas vraiment le centre de l'histoire, le ciment de ce manga vient bien évidemment de la maîtrise de l'humour de l'auteur. Humour parodique, mise en scène absurde, jeux de mots (pas toujours faciles à transcrire dans la langue de Molière par ailleurs) et surtout comique de répétition. Evidemment, il est très drôle dans les premiers volumes de voir Keitaro atterrir dans les onsens pendant que Naru prend son bain mais après 14 volumes on espère tout de même découvrir d'autres gags. D'ailleurs il n'y a pas que les gags qui reviennent sans cesse, certaines situations sont également omniprésentes pendant toute l'aventure. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est "la fugue des héros". Par plusieurs fois, Naru, Keitarô et d'autres personnages vont prendre la poudre d'escampette et s'isoler dans une partie du Japon pendant que leurs amis partiront à leur recherche. La première fois c'est amusant et intéressant mais la 3eme fois, on commence par en avoir marre.
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